« Et quand on ne saura plus quoi dire, on pourra toujours siffler  ! »


Un dimanche par mois, au 10 rue Voltaire, juste derrière la cathédrale de Reims : 
Des patients et des soignants se retrouvent pour réfléchir à voix haute.
Certains sont toujours là, quelques-uns viennent souvent, d'autres ne font que passer. 
 
Les Hauts Parleurs bousculent les mots à la mode, les mots « commodes » 
que tout le monde emploie, mais que personne n’écoute.
 
En transgressant le « prêt-à-parler », ils se réapproprient le pouvoir perdu de « nommer ».

Après tout : que craignent les acteurs du capitalisme linguistique qui tentent de corseter la parole et d'en neutraliser l'errance ? Que la langue leur échappe, qu'elle se brise, se "dysorthographie", qu'elle devienne impossible à mettre en équations  ?

1 - Toute parole, en tant qu'elle dit quelque chose, dit pourquoi il n'y a jamais de « dernier mot ». 
2 - Le langage ne dit que ce qui fait encore défaut dans tout langage.
3 - La vie d’une langue ne dépend pas de ceux qui la parlent mais de ceux à qui elle s’adresse  : 

Autour de la table, les idées fusent.
R22 TOUT-MONDE les diffuse :

Feuilleton radiophonique, relayé par MEDIAPART

 

De bouche à oreille, de clic en déclic, le « RÉCITAL LEXICAL » partage et propage ses mots-valises mordants, tordants et retentissants.

Les Hauts Parleurs montent aussi sur scène au cours de la « Semaine de la Folie Ordinaire » organisée chaque année par le réseau thérapeutique Antonin Artaud à Reims. Un pied de nez à la « Semaine de la Santé Mentale » promue par les instances officielles.
Ils ont fait l'ouverture du festival « Les Évadés du Bocal » en 2012 et participent en juin 2015 aux rencontres initiées par le collectif «  Encore Heureux...  » à La Fonderie (Le Mans).